Une biodiversité à valoriser

Une biodiversité à valoriser

La restauration et la valorisation des habitats, de la faune et de la flore, la valorisation de la valeur écologique du site et son intégration au corridor écologique de la Seine sont les points forts du projet du Parc du Peuple de l’herbe.

 

Les travaux menés ont permis de redonner au site le caractère de « plaine alluviale » avec, notamment, la création de roselières et de zones humides, la création d’un réseau de mares, la restauration ponctuelle des berges des plans d’eau… 

Pour renforcer la biodiversité et multiplier les ambiances paysagères, la topographie du parc a donc été légèrement retravaillée. Le site étant une ancienne carrière, son sous-sol a été exploité puis remblayé à l’issue de l’exploitation des matériaux alluvionnaires. Suite à une étude de diagnostic du milieu souterrain, le sol a été qualifié de peu pollué. Les quelques poches de pollutions présentes ont été traitées par phytoremédiation. La phytoremédiation s’insère dans un projet de reconquête écologique et de restauration des sols, elle constitue un tiers paysage faisant appel aux écosystèmes épurateurs. 

Des parcours de découverte jalonnent l’espace naturel. Un parcours pédagogique relie notamment la Maison des insectes, la grève et l’Observatoire sur une boucle de promenade entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite. 

Preuve de ses richesses et de son engagement en faveur de la biodiversité, le Parc du Peuple de l'herbe est aujourd’hui classé « Refuge LPO ».

Flore et faune ! 

  • 16 espèces de végétaux dont le Butome en ombelle (berges de l’étang de la Vieille Ferme) menacé de disparition en Ile-de-France (classé Vulnérable sur la liste rouge régionale), 
  • 3 espèces végétales protégées en Ile-de-France :  la renoncule à petites fleurs,  la cardamine impatiente et  la grande cuscute.
  • 26 espèces d’oiseaux (dont certaines nicheuses, migratrices et hivernantes) : le Martin pêcheur d’Europe, l’Épervier d’Europe, le Grèbe huppé, la Linotte mélodieuse, le Héron cendré, la Sterne pierregarin, …, 
  • 1 espèce de reptile : le lézard des Murailles, 
  • 2 espèces de chauves-souris : la Noctule commune et la Pipistrelle de Kuhl, 
  • 6 espèces d’insectes : la Mante religieuse, le Criquet turquoise, la Decticelle bariolée, l’Agrion à longs cercoides, la Decticelle carroyée et le Neomida haemorrhoidalis (coléoptère).  

La gestion différenciée des espaces 

Un plan de gestion différenciée des différentes zones du site a été mis en place afin d’éviter la fermeture progressive des milieux aujourd’hui ouverts. La gestion différenciée des différents espaces se définit comme «un compromis entre la gestion stricte et contrainte des espaces verts et la gestion naturaliste des réserves naturelles (protection des milieux naturels et de la biodiversité). Plusieurs zones ont ainsi été déterminées pour répondre à ce mode de gestion « doux » et adapté aux milieux naturels : 

Quelques chiffres… 

  • 2 radeaux à Sternes pierregarins (oiseaux hivernant occasionnellement sur le site) sur l’étang de La Galiotte et 1 radeau sur l’étang de la Vieille Ferme, 
  • 2 radeaux végétalisés sur l’étang de La Galiotte et 1 radeau sur l’étang de la Vieille Ferme, 
  • 1 tour à hirondelles, 
  • 4 hibernaculums (gîte à petite faune : reptiles, amphibiens), 
  • 20 nichoirs à oiseaux à et chauves-souris. 

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